Carton plein pour Morbidelli (Audi) !
En signant le doublé au volant de son Audi RS5, Gianni Morbidelli a marqué de son empreinte l’étape belge des Superstars Series. L’autre vedette du week-end fut sans conteste… la pluie qui s’est ingéniée à compliquer la tâche des concurrents, sans pour autant altérer leur enthousiasme comme en témoignait Vitantonio Liuzzi, toujours net leader de la compétition : « Décidément, ce circuit reste fabuleux, même dans des conditions aussi délicates. Je le place en tête de mon hit-parade et je sais que de très nombreux pilotes partagent cette opinion. »
Plutôt calme, la première manche a été largement dominée par Gianni Morbidelli et Johan Kristoffersson qui ont pleinement exploité la transmission intégrale de leurs Audi sur la piste détrempée. Derrière les RS5, les positions n’évoluaient guère, les Mercedes C63 AMG de Vitantonio Liuzzi et Luigi Ferrara terminant groupées aux 3e et 4e places devant la Maserati Quattroporte de Mika Salo, l’autre Mercedes du Colombien Camilo Zurcher, la troisième Audi confiée au jeune Allemand Thomas Schoffler, la Mercedes d’Andrea Larini et les deux BMW M3 E92 de Stefano Gabellini et Thomas Biagi.
« Un week-end parfait »
La seconde confrontation a offert un spectacle de haute volée, lancé dès le premier passage à la Source quand trois pilotes se sont accrochés ; principale victime de l’incident, le jeune Suédois Johan Kristoffersson devait abandonner peu après, sa monture ayant trop souffert dans l’aventure. Parti en pole grâce au top 8 inversé, Andrea Larini menait grand train au volant de sa Mercedes ; le frère cadet de l’ancien pilote Ferrari résistait durant deux tours à Gianni Morbidelli puis devait baisser pavillon au virage du Campus.
Dès ce moment, le leader s’envolait et n’allait plus être menacé : « Un week-end parfait, évidemment », commentait-il à l’arrivée. « J’ai eu la chance de franchir sans encombre l’épingle de la Source un peu… encombrée après le départ. Puis je me suis efforcé de faire le trou immédiatement car je craignais que mes pneus me forcent à lever le pied en fin de course si la pluie ne revenait pas. Au bout du compte, tout s’est parfaitement déroulé et ce doublé récompense le team qui travaille dur pour développer l’Audi RS5. »
Derrière cet autoritaire meneur, Andrea Larini assurait le spectacle en tenant crânement tête à Vitantonio Liuzzi et Mika Salo. Mais il devait s’incliner face aux deux anciens pilotes de F1 et finissait par renoncer à poursuivre la lutte.
Une bataille de chiffonniers
Cependant, la hiérarchie n’était pas figée car Thomas Schoffler (Audi), Luigi Ferrara (Mercedes), Thomas Biagi et Stefano Gabellini (tous deux sur BMW) se battaient comme des chiffonniers pour les places d’honneur. Au terme d’une passe d’armes emballante, Biagi terminait à une 4e position précieuse dans l’optique du championnat, précédant sur la ligne Luigi Ferrara (rétrogradé ensuite au 11e rang en raison d’une pénalité infligée pour l’incident à la Source), Stefano Gabellini et Thomas Schoffler. Un cran devant, Vitantonio Liuzzi assurait la médaille d’argent devant Mika Salo, creusant à nouveau l’écart au classement des Series où il devance de 19 points Johan Kristoffersson : « Même si je n’ai pas gagné, j’effectue une bonne opération. Et quel plaisir de se retrouver ainsi entre ex-pilotes de F1 sur le podium! »
Les GT Sprints Series ont également apporté leur écot au spectacle. Comme les Audi RS5 en Superstars Series, les Ferrari 458 Italia y ont signé le doublé grâce à Andrea Palma, net leader du championnat, et Mario Cordoni. On retiendra aussi la belle démonstration de pilotage tout en glisse du jeune Finlandais Antii Buri, deux fois 2e et aussi efficace que spectaculaire au volant de sa rutilante Dodge Viper.
Superstars Series – course 1 : 1. Morbidelli (Audi RS5), 9 tours en 28’12’’795 ; 2. Kristoffersson (Audi RS5) à 01’’269 ; 3. Liuzzi (Mercedes C63 AMG) à 13’’938 ; 4. Ferrara (Mercedes C63 AMG) à 15’’725 ; 5. Salo (Maserati Quattroporte) à17’’248 ; 6. Zurcher (Mercedes C63 AMG) à 23’’843 ; 7. Schoffler (Audi RS5) à 26’’241; 8. Larini (Mercedes C63 AMG) à 36’’874; 9. Gabellini (BMW M3 E92) à 39’’064; 10. Biagi (BMW M3 E92) à 44’’571; etc.
Superstars Series – course 2 : 1. Morbidelli (Audi RS5), 10 tours en 28’42’’438 ; 2. Liuzzi (Mercedes C63 AMG) à 11’’991 ; 3. Salo (Maserati Quattroporte) à 13’’537 ; 4. Biagi (BMW M3 E92) à 25’’917 ; 5. Gabellini (BMW M3 E92) à 29’’255 ; 6. Schoffler (Audi RS5) à 31’’638 ; 7. Smith (BMW M3 E92) à 42’’490 ; 8. Caldarola (Mercedes C63 AMG) à 46’’787 ; 9. Pigoli (Jaguar XF) à 49’’007 ; 10. Ferlito (Jaguar XF) à 51’’412 ; etc.
Championnat : 1. Liuzzi 149 pts ; 2. Kristoffersson 130 ; 3. Biagi 127 ; 4. Morbidelli 110 ; 5. Larini 83 ; 6. Gabellini 75 ; 7. Sini 73 ; 8. Pigoli 58 ; 9. Schoffler 40 ; 10. Herbert 36 ; etc.
GT Sprint Series – course 1 : 1. Palma (Ferrari 458), 11 tours en 30’43’’261 ; 2. Buri (Dodge Viper) à 16’’724 ; 3. Cordoni (Ferrari 458) à 20’’077 ; 4. Benedetti (Corvette ZO6R) à 27’’502 ; 5. Mugelli (Ferrari 430) à 28’’629 ; etc.
GT Sprint Series – course 2 : 1. Cordoni (Ferrari 458), 11 tours en 31’05’’989 ; 2. Buri (Dodge Viper) à 04’’287 ; 3. Palma (Ferrari 458) à 09’’303 ; 4. Del Castello (Corvette ZO6R) à 19’’936 ; 5. Piccini (Porsche 997) à 1’00’’082; etc
