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 Les pilotes de F1 aux premières loges  

 

Alors que la plupart des championnats pour voitures de tourisme traversent des moments difficiles, les Superstars Series poursuivent leur irrésistible ascension. Partout, le concept fait mouche tant le spectacle est total durant les sprints opposant ces spectaculaires berlines propulsées par de « gros » moteurs 6, 8 ou 12 cylindres. Après une première expérience emballante, les Superstars Series reviennent à Spa-Francorchamps sur un tracé qui enthousiasme tous les pilotes.

 

En 2011, le pavillon Maserati était à l’honneur grâce à Andrea Bertolini, couronné champion en fin de saison. Cette année, la prestigieuse marque italienne – toujours représentée par le Swiss Team – ne vise pas le titre mais contribue à animer les débats en confiant ses Quattroporte à des champions de haut vol.

 

Après Christian Fittipaldi, Johnny Herbert et Christian Klien, c’est au tour du Finlandais Mika Salo d’hériter ce week-end du dossard n°1… qu’il avait déjà porté lors du meeting d’ouverture du championnat. Avec 110 Grands Prix (et deux podiums en 1999 sur Ferrari) à son tableau de chasse, le Scandinave connaît la musique. Toutefois, le tracé ardennais ne lui a jamais réussi durant sa carrière en F1 ; voilà qui devrait le motiver plus encore à briller sur la Maserati.

 

Vitantonio Liuzzi, l’homme à battre !

 

Il sera épaulé par Mauro Cesari pour contrer l’impressionnante armada Mercedes emmenée par un autre ex-pilote de Formule 1, Vitantonio Liuzzi. Si l’on excepte le deuxième rendez-vous à Imola, l’ancien sociétaire des écuries HRT, Toro Rosso, Force India et même Red Bull (4 courses) a toujours occupé les avant-postes des Series au volant de sa Mercedes C63 AMG du Caal Racing Team et il mène la danse au championnat à la veille du sixième des neuf meetings de la saison. A Spa, tout l’art pour Liuzzi sera d’inscrire des points précieux dans l’optique du titre tout en menant la vie dure à Mika Salo. Parmi les autres représentants de la marque à l’Etoile, on suivra Andrea Larini, Nico Caldarola et Luigi Ferrara.

 

Les marques allemandes tiennent le haut du pavé en Superstars Series puisque BMW et Audi ont également un pilote très bien placé dans la hiérarchie provisoire. Extrêmement régulier aux commandes de la BMW M3 E92 du team Dinamic, Thomas Biagi se tient prêt à profiter de la moindre opportunité pour s’emparer du maillot jaune tandis que le jeune Johann Kristoffersson, victorieux à Imola, n’en finit pas de surprendre aux commandes de l’Audi RS5 de la formation KMS. Avec Gianni Morbidelli (encore un ancien de la F1 !), le constructeur d’Ingolstadt dispose d’un autre atout-choc : impérial à Donington, il brûle de se replacer dans le peloton de tête après deux week-ends « sans » au Mugello et au Hungaroring.

 

De nombreux « francs-tireurs »

 

L’un des – nombreux – attraits des Superstars Series vient aussi de la présence de « francs-tireurs » bien décidés à jouer crânement leurs chances. On songe entre autres à Francesco Sini (Chevrolet Lumina) vainqueur d’une manche au Mugello, Massimo Pigoli (Jaguar) premier lauréat de la saison à Monza, Stefano Gabellini (BMW) l’arme de réserve du team Dinamic, ou encore au Colombien Camilo Zurcher (Mercedes) d’emblée dans le coup pour ses débuts en Hongrie. A propos de débutant, on suivra à Spa-Francorchamps les premiers pas en Superstars Series de l’Anglais Jeff Smith, un habitué des pelotons « tumultueux » du BTCC qui vient découvrir de nouvelles sensations sur une BMW M3 E92.

 

On le voit, les candidats à la victoire sont nombreux. Que demander de plus, à la veille de ces deux sprints (25 minutes + 1 tour) constituant les véritables points d’orgue d’un programme très copieux où figurent également les GT Sprints, Ferrari Trofeo et ATS Formel 3 Cup ?

Quelques points du règlement technique Superstars Series

 

Moteur: 6 cylindres minimum, 12 cylindres maximum ; cylindrée de 3800cc minimum ; suralimentation autorisée si elle existe sur le modèle d’origine ; restricteurs particuliers sur la Mercedes C63 AMG et la Maserati Quattroporte.

Boîte : séquentielle ou en H ; 6 rapports (même si le modèle d’origine a une boîte 7).

Jantes : 10,5 X 18.

ABS : interdit.

Poids : BMW M3 E90 berline 1350 kg ; BMW M3 E92 coupé 1355 kg ; Lexus ISF V8 et Chevrolet Lumina CR8 1400 kg ; Audi RS5 (4WD) 1415 kg ; Jaguar XF AJ V8R 1450 kg ; Mercedes C63 AMG 1455 kg ; Maserati Quattroporte 1460 kg.

 

Classement des Superstars Series (après cinq meetings)

 

1. Vitantonio Liuzzi (Ita-Mercedes) 120 pts ; 2. Thomas Biagi (Ita-BMW) 114 ; 3. Johan Kristoffersson (Suè-Audi) 112 ; 4. Andrea Larini (Ita-Mercedes) 78 ; 5. Francesco Sini (Ita-Chevrolet) 71 ; 6. Gianni Morbidelli (Ita-Audi) 66 ; 7. Stefano Gabellini (Ita-BMW) 63 ; 8. Max Pigoli (Ita-Jaguar) 54 ; 9. Johnny Herbert (GB-Maserati) 36 ; 10. Christian Klien (All-Maserati) 32 ; etc.  

 

 

 

 

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