World Series by Renault – Francorchamps – Jour 2
Nouveau podium pour Vandoorne, Kevin Magnussen sur les traces de son père en FR3.5
Malgré des conditions météorologiques détestables avec une pluie quasi continue, le public est revenu en nombre pour assister à la troisième et dernière journée des World Series by Renault.
Une occasion unique de voir ou revoir le jeune pilote Toro Rosso Daniel Ricciardo effectuer ses spectaculaires démonstrations aux commandes de la Red Bull-Renault F1 championne du monde.
« C’est toujours agréable de rouler à Francorchamps, même sur le mouillé, » expliquait le souriant Australien. « Le deuxième secteur en descente est mon préféré de tout le championnat du monde. »
Mais il a apprécié aussi la… descente du Raidillon. « Cela fait un drôle d’effet. Vous avez l’impression que votre direction est très légère. S’il pouvait y avoir un virage comme celui-là sur un circuit, ce serait très fun. Avec un peu plus de gomme et de grip, je pense même que cela pourrait passer à fond dans ce sens-là aussi. Mais pas sous la pluie… »
Après le F1 Red Bull Show, le programme des courses a débuté avec la deuxième manche du Mégane Trophy remporté, comme la veille, par le Néerlandais Bas Schothorst, toujours invaincu cette saison. Disqualifié samedi au drapeau noir alors qu’il avait franchi la ligne en troisième position, le Liégeois David Dermont s’est cette fois classé sixième.
Puis est venu le moment très attendu de l’Eurocup Formula Renault 2.0 au sein de laquelle on retrouvait notre jeune loup Stoffel Vandoorne, quatrième sur la grille après avoir signé, sous le déluge, le 2e chrono de sa série.
Une course marquée par un tout gros crash dans la première montée vers les Combes. Après que le poleman Andrea Pizzitola, au coude à coude avec Daniil Kvyat, ait effectué une figure au sommet du Raidillon, un gros carambolage a secoué le peloton. Obligé de rouler à l’aveugle dans le rideau d’eau soulevé par les monoplaces devant lui, Victor Franzoni, parti en fond de grille, a décollé à très haute vitesse sur la roue d’un concurrent parti en tête-à-queue au milieu de la meute. La monoplace du Brésilien a effectué un impressionnant vol plané de plusieurs dizaines de mètres pour atterrir sur la voiture du vainqueur de samedi, Norman Nato. Il fallait un nouveau miracle pour que le jeune pilote du Koiranen Motorsport s’en sorte avec quelques bobos.
Vingt minutes plus tard, un nouveau départ était donné avec cette fois le Russe Kvyat en pole devant notre Stoffel Vandoorne qui avait gagné deux places lors du premier envol. Mais en perdait une dès le premier freinage à la Source, passé par le Britannique Jake Dennis. Kvyat-Dennis-Vandoorne, le Top 3 ne changeait plus jusqu’au podium d’une course interrompue à trois tours de la fin suite au crash contre le mur de Blanchimont d’Alex Ribeiras.
« Deuxième hier, troisième aujourd’hui, le bilan du week-end est pas mal. Il est juste dommage que Kvyat, déjà leader du championnat, ait gagné, » regrettait le pilote du RACB National Team. «Mais avec le « spray » le Russe a eu l’avantage d’avoir la vue dégagée. Derrière, on ne voyait rien. Quant à Jake, il m’a vraiment surpris en m’attaquant de loin à la Source. Revanche au Nürburgring. »
On devinait qu’il allait encore se passer quelque chose lors de la deuxième joute de Formula Renault 3.5. Après quelques premiers tours derrière la voiture de sécurité, le poleman Kevin Magnussen prenait le meilleur envol. Mais le jeune Danois se faisait doubler lors de son changement de pneus obligatoire par Robin Frijns. « On a fait un mauvais arrêt, mais heureusement j’ai pu vite récupérer ma première place en attaquant Robin au freinage des Combes, » se félicitait le cinquième vainqueur différent de la saison, une première pour le fils de l’ex-pilote de F1 Jan, au Mans avec Corvette pour les préliminaires des 24H. « Je suis très heureux de cette première victoire après mes déboires de samedi. Cela a vraiment été une course folle. A un moment, j’ignorais même ma position. »
Neutralisée au drapeau rouge pour permettre l’évacuation de Richie Stanaway, auteur d’un spectaculaire vol plané au niveau du freinage des Combes (lui aussi peut brûler un cierge), la course reprenait pour douze minutes dans la confusion, le leader Lewis Williamson franchissant la ligne en premier devant Jake Rosenzweg avant d’écoper tous deux d’une pénalité d’une minute pour ne pas s’être arrêtés au stand. Magnussen Jr l’emportait donc devant Nick Yelloly et le Néerlandais de Belgique Robin Frijns, désormais à neuf points de Sam Bird (auteur d’une magistrale remontée de la 26e à la 5e place) au championnat.
Finalement, une fois n’est pas coutume, les concurrents de l’Eurocup Clio auront été les plus sages, le Néerlandais Mike Verschuur, parti en pole, s’imposant en solitaire devant l’Espagnol Villanueva et le premier vainqueur du week-end, le Français Marc Guillot.